PARAY-LE-MONIAL, samedi 29 et dimanche 30 septembre 2018 : 2e Salon du livre ancien et des métiers d’art du livre

 

Charles Pubill, maître pâtissier chocolatier

L’organisateur de ce salon, Charles Pubill, a repositionné cette manifestation fin septembre. Elle a lieu les 29 et 30 septembre prochains et sera toujours positionnée sur le dernier week-end de septembre. Alors que la première édition en 2017 avait atteint le chiffre honorable de 1800 visiteurs, l’organisateur espère se rapprocher cette année des 3000 en deux jours. Et il n’a pas ménagé ses efforts pour cela, des efforts nourris d’enthousiasme.

 

Centre culturel et des Congrès,
9 boulevard du Collège
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Contact : 03 85 81 11 38 – charles.pubill@wanadoo.fr

Charles Pubill mise en effet sur la bonne humeur, une atmosphère festive qu’il sait naturellement créer, mais aussi sur un maître mot qui est le partage, l’union. Et, à bien y regarder, tous les visiteurs se retrouvent et découvrent un salon du livre ancien qui est bien davantage qu’un salon uniquement centré sur la vente et l’achat de livres…

Il y a d’abord le plaisir de tous les participants et exposants de se retrouver et de participer à cette manifestation. Ce plaisir est source de bonne humeur et d’une certaine forme de bonheur social. Cela, tout le monde le ressent.

Il y a ensuite, à côté des libraires, d’autres artisans du livre, les relieurs par exemple, des restaurateurs… Et puis d’autres artisans : on trouve ainsi une productrice d’instruments d’écriture, de magnifiques stylos dont le corps est en bois… Enfin, cuisiniers et pâtissiers seront présents, la plupart étant des compagnons et des amis : il y aura d’ailleurs de nouveau une exposition sur le compagnonnage.
Au total, pas moins de 15 associations vont participer à ce salon ! Alors que sur d’autres événements de ce type, il n’est pas rare de n’en rencontrer qu’une seule qui éprouve des difficultés.

Charles Pubill, maître chocolatier infatigable et passionné, a obtenu l’appui des chambres consulaires comme le Conseil général de Saône et Loire, la Communauté de communes du Charolais, la Chambre des métiers de Saône et Loire ainsi que la CCI. Et dans une telle manifestation, vous retrouverez bien sûr Le Magazine du Bibliophile !

Mais découvrons plus en détails la personnalité de celui qui a créé ce Salon et qui se trouve au centre de son organisation…

Charles Pubill, maître-pâtissier chocolatier de Paray-Le-Monial, ne cache pas son bonheur d’avoir créé et de diriger un Salon du livre ancien à Paray.
«Je suis amateur de livres depuis plus de 35 ans. Ma grand-mère avait une collection de livres de cuisine et de pâtisserie, ma mère aussi et, moi, je continue dans la même lignée. Je garde ce que les anciens m’ont transmis et je le transmettrai à mon tour…, confie-t-il, poursuivant, j’ai des ouvrages plus ou moins rares et recherchés de la gastronomie française – nous nous en servons dans notre travail personnel et professionnel.

Qu’il s’agisse du Darenne et Duval, Traité de pâtisserie moderne : guide du pâtissier-traiteur, qui est un peu la bible des pâtissiers français, du Pâtissier pittoresque d’Antonin Carême, 1815, du Grand livre des pâtissiers et des confiseurs d’Urbain Dubois, 1882, ou d’ouvrages plus récents comme ceux de Michel Guérard, tous ces pâtissiers et gastronomes nous ont beaucoup apporté.

Parfois, je trouve des manuscrits ; en général, ils sont assez recherchés. Aujourd’hui, alors que beaucoup utilisent l’ordinateur, je continue à écrire à la main toutes les recettes que je réalise dans mon laboratoire. J’ai plusieurs cahiers, un pour le chocolat, un autre pour les entremets, un pour les petits gâteaux, un pour les glaces etc.»

Charles Pubill n’a pourtant pas toujours été pâtissier…
Il a commencé, comme de tradition, par la cuisine. «J’ai d’abord été cuisinier parce que mes parents étaient cafetiers-hôteliers. J’ai fait un lycée hôtelier à Tarbes, Hautes-Pyrénées ; ensuite j’ai connu M. Cazenove qui a été mon mentor dans l’apprentissage de la pâtisserie et j’ai débuté chez un maître-chocolatier et confiseur de Saint-Gaudens, Jean Bresson».

Ensuite, pendant son service militaire, Charles Pubill a eu la chance de travailler avec Jacky Wacky, chef à l’Hôtel Matignon, pour Mme Pompidou, pour Jacques Chirac… Puis, d’une place à l’autre, Charles Pubill termine à cette époque comme pâtissier à la Tour d’Argent. «De là, je suis parti cinq ans en Suisse dans un Relais & Château de Loches-les-Bains. En 1988, j’ai participé aux Jeux olympiques de la gastronomie et, en 1990, j’ai remporté la Coupe du monde culinaire au Luxembourg. Je suis d’ailleurs un des seuls Français à avoir remporté cette compétition. J’ai ensuite été reçu Compagnon du Tour de France dans une “Cayenne” à Lausanne.»

Charles Pubill s’est installé à Paray-Le-Monial en 1993. Il y a donc 25 ans…Très attaché au compagnonnage, celui-ci a entouré et largement participé au premier Salon du livre ancien de Paray. Aux côtés des 25 exposants libraires et 8 de métiers d’art, le public a aussi profité de l’excellence culinaire de Christophe Quéant, un chef étoilé (restaurant Le Carmin à Beaune), de Pascal Richard qui fait partie de l’Union compagnonnique et de Patrick Cazajous, membre de l’Association des cuisines de la République.

Bilan, une réussite totale avec 1800 entrées au Salon. La prochaine édition fixée le samedi 29 et le dimanche 30 septembre prochains devrait voir progesser cette fréquentation – au regard d’une communication et d’une présence publicitaire beaucoup plus large.

Le nombre des libraires participants augmente légèrement et de nombreuses animations ont été préparées. Pour Charles Pubill, très reconnaissant du soutien du SLAM, et des libraires rencontrés au Grand Palais en 2017, notamment Jean-Alain Caminade de Colmar, il est essentiel que les salons «échangent» davantage, que les salons invitent d’autres salons et qu’une chaîne se réalise, « comme une chaîne d’union», souligne le maître-chocolatier, ajoutant «Il faut qu’il y ait une fraternité entre les salons de toute la France, c’est important ! C’est d’autant plus important qu’il faut savoir se renouveler, apporter un sang nouveau et transmettre aux jeunes générations. “Je cherche à savoir et je partage mon savoir”, c’est ce que je dis à mes jeunes.»

G. D’A.

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