La Librairie Eric Castéran publie un catalogue Paul Morand exceptionnel

La librairie toulousaine Eric Castéran présente un catalogue de livres de et sur Paul Morand, ouvrages provenant de la bibliothèque de Michel Déon. Un ensemble exceptionnel. (la Librairie Eric Castéran sera présente au Salon international du livre ancien, au Grand Palais, stand G8).

Admiration et remerciements d’un Académicien à un autre Académicien, Michel Déon écrit en préface : «Paul Morand est peut-être l’écrivain français du XXe siècle le plus passionnant à lire et à relire, de son premier livre Lampes à arc (1920) à son dernier ouvrage publié, la Correspondance avec Chardonne (2013) qui s’arrête en 1968 à la mort de ce dernier. Morand lui a survécu une dizaine d’années, ne tenant plus que le Journal intime qui s’achève avec lui. […] Sortie de sa modernité, son œuvre est déjà installée dans l’Histoire. Je lui dois sans doute les plus belles joies de ma vie de collectionneur.» Et ce catalogue qui comprend 326 références commence précisément par Lampes à arc. Avec un dessin de l’auteur – grand in-8° (186 x 268), Paris, Au Sans Pareil, 1920 [10 octobre 1919], 50 pp, galuchat noir, dos lisse (2600 E).

Les passionnés et collectionneurs de Morand éprouveront beaucoup de difficultés à se détacher des références réunies ici. Il n’y a d’ailleurs pas que des livres, mais également des lettres, des photographies, des ouvrages de photographies, enfin des titres possédant de jolies boîtes écrins ou magnifiquement reliés (Lampes à arc, par exemple, a été relié par Colette et Jean-Paul Miguet). Quant aux collectionneurs de séries d’éditeurs, ils trouveront ici plusieurs titres de Morand publiés dans «Le Livre moderne illustré» dont Bouddha vivant (1928) et Champions du monde (1932). Chronique du XXe siècle, ou Rien que la terre dans «Les Cahiers verts». Ouvrage célèbre, Paris de Nuit, avec 62 photos inédites de Brassaï reproduites en héliogravure (et non 60 comme annoncé par erreur sur l’ouvrage), in-4°, Paris 1933.

A souligner ici, ce que l’on sous-estime trop souvent, de très nombreuses revues des années 1920-1930 telles Art et Médecine, Les Ecrits nouveaux, La Nouvelle Revue française, Les Annales politiques et littéraires, ou encore La Parisienne (1953, 1954 etc.). Pêle-mêle, nous remarquons Les Amours du Chevalier de Faublas, éditions Tchou 1966 avec la préface de Paul Morand et les notices biographiques de Denis Roche (30 E) ; puis, inévitablement, le superbe Venises, in-8°, Paris, Gallimard 1971, E. O., un des 65 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma-Navarre, seul tirage en grand papier (n°38), envoi autographe signé sur le premier feuillet blanc : «à Michel Déon, Venises : il faut bâtir sa vie sur l’eau ; dès que l’Angleterre, après imité Venise [sic], a bâti sur l’air, ce fut la descente en vrille. Paul Morand» (20 000 E).

Enfin, musts de collectionneur, les ouvrages de Morand traduits… en anglais, en espagnol : les collectionneurs reconnaitront ici tous les travers et les habitudes que l’on prend quand on apprécie un auteur, vouloir «tout» de lui… Le résultat ici, c’est un ensemble exceptionnel.

G. d’A.

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