La mutation Galaxidion : des réseaux fusionnés, des fonctions commerciales étendues et simplifiées…

Image 2Le site Internet Galaxidion, réseau de libraires d’ancien et d’occasion, propose depuis 1997, un service complet permettant, d’un côté, de donner de la visibilité aux offres et aux catalogues des libraires, et, de l’autre, aux visiteurs Internautes de trouver des titres rares et recherchés. Depuis 1997, en plus d’une quinzaine d’années, le marché des sites web a beaucoup évolué. Techniquement, commercialement, et bien sûr aussi dans les pratiques des usagers. Récemment, plusieurs sites se sont lancés dans des améliorations visant, entre autres, la simplification et le confort d’utilisation pour des fonctions commerciales étendues, apportant également des esthétiques de mise en page écran plus réussies. Ainsi le site Galaxidion vient-il d’être l’objet d’un reformatage et d’une forme de repositionnement. Son nouveau chef de projet, Thomas Le Bras, nous apporte ici quelques explications sur ces évolutions…

Le site Galaxidion www.galaxidion.com vient d’être «relooké». Mais, plus important peut-être dans cette évolution, le site est repositionné techniquement…

Galaxidion a fait l’objet d’un transfert vers la plate-forme www.leslibraires.fr depuis le 1er août 2013. Au-delà de l’apparence, qui est encore amenée à changer, il s’agissait pour nous d’atteindre plusieurs objectifs :
– éviter l’obsolescence de l’ancien site Galaxidion, qui fonctionnait bien mais ne pouvait plus évoluer comme nous le souhaitions,
– mettre en commun la gestion des comptes, des commandes et des paiements via leslibraires.fr, afin d’éviter les abandons de commandes, trop nombreux sur l’ancien site,
– enfin, proposer le stock des libraires d’ancien et d’occasion, à la fois sur Galaxidion.com et sur www.leslibraires.fr pour leur donner une meilleure visibilité.

Quelles ont été, quelle sont les réactions des libraires face à cette évolution ? Ont-ils été associés aux choix qui ont été effectués ?

Dans un premier temps nous avons eu des réactions négatives, parce que nous avons commis deux erreurs. La première erreur a été de ne pas assez anticiper ce changement, et nous avons pris beaucoup de retard sur l’intégration des libraires. La seconde a été de ne pas assez simplifier le processus de traitement de la commande.
Aujourd’hui nous avons résorbé notre retard et la grande majorité des libraires sont à nouveau en ligne. Grâce à certains d’entre eux qui ont accepté de nous accompagner dans ce travail, nous sommes en mesure de proposer un traitement des commandes simple, clair, rapide, traitement dont la mise en place s’achève actuellement.
Par ailleurs, nous avons ouvert d’autres chantiers : amélioration du moteur de recherche et de l’affichage des résultats, meilleure anticipation des lignes éditoriales, et bien sûr une collaboration accrue avec les libraires. Par exemple, nous allons mettre en avant les catalogues ou des sélections, nous allons progresser sur l’annonce des salons et marchés dans l’agenda, remettre en place la communication entre les clients et les libraires concernant les demandes particulières, ou les propositions d’achats de livres.

Vous mettez ainsi en place des actions qui redynamisent votre portail. Quelle est aujourd’hui le place de Galaxidion dans le commerce de livre ancien sur le Web ?

Galaxidion est vraiment à part dans le marché du livre ancien. La concurrence n’est pas du tout à la même échelle économique. Nous sommes une équipe de 5 personnes passionnées, et l’origine du projet est de fédérer des libraires indépendants. C’est pour cette raison que nous ne demandons pas aux libraires de frais fixes, et que la commission que nous prenons (10% sur les livres et donc les frais de port sont entièrement reversés) est bien inférieure à ce que l’on constate par ailleurs.
Galaxidion reste malgré tout minoritaire sur le marché. Le levier de progression, nous le pensons pour les libraires d’anciens comme pour les libraires de neuf, c’est l’expérience enrichie et l’effet réseau. Parce que les lecteurs de neufs achètent aussi des livres épuisés en occasion, ou des livres de collection, et même des livres numériques. Parce qu’un libraire seul ne peut pas toujours répondre à la demande d’un client, mais que plus de 160 libraires d’anciens et 70 libraires de neufs constituent une offre incroyablement riche.

Propos recueillis
par Frederik Reitz

Rédacteur en chef du "Magazine du Bibliophile et de l'amateur de manuscrits et autographes".
Site Web : http://www.mag-bibliophile.fr

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